Session 13 janvier
Session 3 février
Session 10 février
Session 17 février
Session 24 février
Matériel optionnel:
Session 6 avril
Matériel optionnel:
Matériel optionnel:
Matériel optionnel:
Adoptez une posture confortable, avec le dos droit et souple. Ferme les yeux et inviter le corps a se poser sur la chaise ou le coussin et se détendre. Prenez quelques inspirations et expirations lentes, calmes et profondes.
Imaginez que vous êtes en train de dormir. Peut-être vous avez des beaux rêves, des cauchemars, ou rien d'autre qu'un état de quiétude et repos.
Vous vous réveillez [ouvrez les yeux] Du à l'ignorance [1er lien] et aux habitudes [2eme lien] depuis toujours, quand vous ressentez être présent au monde, vous identifiez le ressenti com "voilà moi qui se réveille" [3eme lien] De plus, vous bougez, peut-être baillez, vous étirez, et vous augmentez l'identification de cette présence avec votre corps [4eme lien] Après tout, avec seul l'esprit on ne sait pas bouger les draps du lit, mais cela est possible avec l'action des bras et des jambes.
Vous découvrez plein d'expériences que se manifestent dans cette présence [que maintenant vous appelez "moi"]: la lumière de plus en plus vivide; les sons que viennent de prés et de loin; les sensations du corps que se réveille, le contact des draps, la chaleur du lit; peut-être des odeurs et même un gout dans la bouche. Tout ça arrosé par des pensées: "c'est l'heure de sortir du lit" [5ème lien]
Finalement vous regardez le réveil: c'est presque huit heures [6ème lien]Vous avez une sensation désagréable, un appel à sortir du lit. Vous retournez le corps dans le lit et pensez "Oh, je voudrais dormir encore un peu" [7ème lien]
Vous fermez les yeux et laissez passer les minutes avec l'espoir de dormir encore [8eme lien] Mais rien ne se passe. L'inquiétude d'absolument devoir sortir du lit vous empêche de rester calme. Vous ouvrez les yeux et regardez `nouveau le réveil "c'est 8h15" et vous décidez de vous lever [9eme lien]
Vous sortez du lit [10eme lien] En ce moment vous êtes incapable de ressentir autrement que votre corps, vos pensés sont "vous" et que les autres expériences sont ailleurs. La pensée dualiste est la seule perspective dont vous êtes capable [11eme lien]
Vous terminez la journée sans avoir trouvé un moment pour méditer, pour prendre une perspective différente, pour regarder votre esprit tel qu'il est. Vous vous mettez au lit avec toutes les agitations du jour encore présentes. Vous avez mal à vous endormir: toutes les choses à régler, le souvenir de toutes les expériences désagréables de la journée, le sens d'insatisfaction que ne vous permet d'apprécier toutes les bonnes choses de la journée, un sentiment d'avoir encore raté un jour. Demain sera un nouveau jour... meilleur [12eme lien], mais vous êtes toujours infusé par l'ignorance.
Maintenant vous pouvez lâcher prise. N'essayer plus de méditer ou réflechir. Laissez venir et partir tout pensée, expérience, émotion. Il n'y a pas de bon ou mauvais, rien à régler, garder ou supprimer.
Au prochain inspire ouvrez les yeux, et quand vous soyez prêt terminez la méditation.
(*) Look for original English version below
L'histoire de
Brahmin Mahadatta est un exemple du développement de l'amour bienveillant.
Son histoire se
déroule ainsi :
Il y a des innombrables éons, il y avait un grand monarque qui régnait sur 84,000 royaumes. Dans sa grande ville de Bruta vivait le brahmane Nyagrodha. Sa richesse était égale à celle de Vaisravana et son érudition était si parfaite que le roi lui-même le prit comme maître. Tout le peuple du royaume respectait Nyagrodha comme ils respectaient le roi, et ils suivaient ses ordres.
Ce brahmane était très triste de ne pas avoir de fils, alors il a prié et fait des offrandes à Brahma, Indra, etc. pendant douze ans. Finalement, sa femme a donné naissance à un beau fils et le brahmane était fou de joie. Il a parrainé une grande fête à la naissance de son fils et lui a donné le nom de Mahadatta. Au fur et à mesure que le fils grandissait, il était inégalé dans les différentes compétences, arts et connaissances.
Un jour, avec la permission de ses parents, Mahadatta se promenait sur un éléphant orné de bijoux précieux accompagné de centaines et de milliers de personnes. Lorsqu'il arriva à la campagne, il trouva des gens très pauvres qui n'avaient ni vêtements ni nourriture. Il vit des mendiants et des bergers et demanda à son cortège pourquoi ces gens souffraient tant.
« Quels types de souffrance ont-ils ? » demanda. Ils lui dirent que certains souffraient parce qu'ils étaient séparés de leurs parents, amis et proches ; certains souffraient des longues maladies ; certains souffraient de voler la nourriture, les vêtements, etc. des autres. Mahadatta était découragé et les larmes coulaient de ses yeux comme une rivière. Il voyagea de plus en plus loin. Dans un autre pays, il vit des bouchers qui tuaient des centaines d'animaux par jour et les hachaient. Ailleurs, il vit un chasseur tuant des animaux sauvages et des oiseaux. En voyant ces choses, son corps eut des frissons et il développa une énorme compassion.
Il demanda aux gens pourquoi ils faisaient ces choses et ils répondirent : « Nous faisons ces choses parce que nos parents les ont faites et c'est ainsi que nous vivons nos vies. » Mahadatta trouva cela très difficile à comprendre, alors il retourna chez lui et dit à son père : « Je suis allé voir ce pays en voyageant dans différents endroits, différents villages et villes. J'ai vu que les gens souffrent de différents types de pauvreté et créent des non-vertus qui leur causeront encore plus de souffrances à l'avenir. Puis-je pratiquer la générosité avec votre grand trésor ? » Parce que son fils lui était si cher, le père ne pouvait pas refuser.
Mahadatta proclama dans les dix directions qu'il pratiquerait la générosité sans avarice. Il invita à venir tous ceux qui n'avaient pas de vêtements pour s’habiller ni de la nourriture à manger. Les gens venaient de milliers et de milliers de kilomètres et se rassemblaient comme un nuage autour de la ville. Pendant longtemps, il leur donna de la nourriture, des vêtements, de l'or, de l'argent, des chevaux, des éléphants et d'autres choses — quel que soit le besoin, il la satisfaisait entièrement. Après un temps, il avait épuisé un tiers du trésor. Le trésorier l’expliqua à Nyagrodha, mais à cause de son amour et respect pour son fils, il lui dit : « Laissez Mahadatta continuer à pratiquer la générosité. » Après une autre longue période, il ne restait plus beaucoup de richesses. Lorsque le trésorier ne put plus le tolérer, il retourna à Nyagrodha et lui raconta ce qui se passait. Le père lui dit : « Puisque j'ai déjà donné la permission à mon fils de faire cela, je ne peux pas revenir sur ma décision. Mais vous devriez essayer de faire quelque chose avec astuce. » Alors, le trésorier ferma toutes les portes et feignit qu’il devait partir. Quand Mahadatta ne put obtenir rien à donner aux pauvres, il pensa : « Cela doit être un tour de mon père ! Mais je sais aussi qu'il n'est pas juste que j’épuise complètement les réserves du trésor. Maintenant, je dois faire moi-même l'effort de collecter des richesses pour répondre aux besoins de ces pauvres gens. »
Il alla voir différentes personnes pour demander conseil sur la meilleure façon de collecter une richesse inépuisable. Certains lui dirent de faire des affaires, certains lui dirent qu’il pourrait devenir fermier, d'autres lui dirent d'aller à l'océan et d'obtenir un bijou qui exauce les souhaits. Mahadatta décida qu'aller à l'océan et obtenir un bijou était le moyen le plus efficace d'accumuler suffisamment de richesses pour en donner à tous les pauvres. Il alla demander la permission pour partir à ses parents, mais ils s'y opposèrent très fort. Et si son corps ou sa vie seraient en danger ? Mahadatta leur dit : « Si vous ne me donnez pas cette permission, je resterai ici avec ma bouche contre le sol et je ne mangerai plus. » Bien que ses parents tentassent tout pour l'en dissuader, ils n'y parvinrent pas et il resta ainsi pendant six jours. Finalement, ses parents n’osèrent pas voir mourir de cette façon leur fils et alors, le septième jour, ils lui donnèrent leur permission.
Mahadatta devint très heureux. Après avoir mangé, il sortit et annonça qu'il partait vers l'océan et invita à se joindre à lui à tous qui le voulaient. Il rassembla environ 500 personnes ; ils firent des préparatifs puis partirent en voyage vers l'océan. Après plusieurs jours, ils arrivèrent à un ermitage vide ou ils y rencontrèrent un grand singe qui leur vola tous leurs biens et ils continuèrent.
Plus tard, ils traversèrent une ville où vivait le brahmane Kapili. Kapili avait une richesse sans égal. Ils s'y reposèrent plusieurs jours, discutant avec le brahmane. Il offrit à Mahadatta sa belle fille comme épouse et également lui fournit toutes les provisions et richesses nécessaires, dont 3,000 onces d'or. Mahadatta accepta, mais déclara qu'en raison des difficultés, des obstacles et des dangers du voyage, il devrait laisser sa fille derrière lui. Alors, ils prirent toutes les provisions et repartirent vers l'océan.
Au bord de l'océan, ils embarquèrent à bord d'un navire et misent les voiles. Après sept jours, ils arrivèrent à une île bourrée des joyaux, où ils recueillirent de nombreux et merveilleux joyaux. Ils remplirent le navire de matériaux précieux et se préparèrent à retourner dans leur patrie. Alors, Mahadatta dit à ses camarades : « Mes amis, vous devriez rentrer chez vous avec tous ces bijoux. Je dois aller au palais du naga afin d'obtenir le bijou exauçant les souhaits. Si j'obtiens ce bijou, alors je serai capable de donner inépuisablement aux pauvres de mon pays, et par la puissance de ce mérite, j'atteindrai la bouddhéité. Alors, rentrez. Je prierai pour que vous ne rencontriez aucun obstacle ou danger de retour dans notre patrie. »
Lorsqu'ils entendirent ces paroles, les marchands devinrent très tristes ; les larmes coulaient de leurs yeux. Ils essayèrent par tous les moyens de le convaincre d’oublier ce voyage, mais Mahadatta n’écoutait pas. Il pataugea dans l'océan pendant un mois, puis nagea pendant une semaine entière. Il arriva à une montagne que gravit pendant sept jours et descendit pendant sept jours. Encore une fois, il continua nageant dans l'océan. Finalement, il rencontra un lotus émergeant de l'océan, orné d'or et entouré de serpents venimeux. Il pensa que cela devait indiquer la présence d'un grand être.
Mahadatta considéra que ces serpents venimeux seraient nés de cette façon en raison du karma de la haine et de la jalousie dans les vies précédentes. Avec cette pensée, il cultiva une grande compassion pour ces êtres, s'assit dans une posture stable et médita sur l'amour bienveillant avec une concentration pointue afin que toutes leurs pensées nocives et leurs poisons s’apaisaient. Puis il marcha sur le lotus et traversa parmi tous ces serpents pendant sept jours. Chaque fois qu'il rencontrait une assemblée de rakshas , il méditait à nouveau sur l’amour bienveillant. Par la puissance de cet état d'esprit, ces êtres pacifièrent aussi. En fait, ils décidèrent qu'il ne serait pas juste que Mahadatta subisse des mésaventures, et alors ils l'ont transporté par le ciel au long de 400 yojanas . Encore, il alla plus loin.
Peu de temps après, il vit le palais d'un naga en argent. Alors qu'il s'approchait, Mahadatta vit que sept couches de serpents venimeux entouraient le palais. Encore une fois, il médita sur l’amour bienveillant en voyant que les serpents étaient comme ses propres fils et, par ce pouvoir, leur haine s’apaisait complètement. Alors, il passa devant les serpents et entra dans le palais.
À l'intérieur se trouvait le roi des nagas, assis sur un trône composé de sept types de bijoux différents. Quand le roi naga vit Mahadatta, il eut une grade peur ! Qui pouvait entrer dans son palais sans être blessé par les serpents ? Pensant qu'il devait s'agir de quelqu’un très puissant, le roi naga se leva et l'accueillit, lui offrant le trône pour s'asseoir et un délicieux repas. Le roi demanda à Mahadatta comment et pourquoi il était venu là.
Mahadatta répondit : « Dans le monde, il y a beaucoup de gens torturés. Ils souffrent de manque de nourriture, de vêtements et de richesses et, pour cette raison, renaissent dans les trois royaumes inférieurs. En voyant la condition de ces personnes, une compassion insupportable surgi dans mon esprit. J'ai pensé : ‘Afin de bénéficier ces êtres, je dois obtenir un joyau qui exauce les souhaits, même au risque de ma propre vie.’ En faisant bénéficier ces êtres, j'accumulerai un mérite illimité, grâce auquel j'atteindrai l'illumination parfaite. Par conséquent, s'il vous plaît, accordez-moi votre joyau qui exauce les souhaits. »
Le roi naga dit : « Ce joyau qui exauce les souhaits est très difficile à obtenir. Cependant, je vous offrirai ce joyau, grand être, si vous restez ici pendant un mois, acceptant mes offrandes et donnant des enseignements. » Ainsi, le bodhisattva Mahadatta y resta un mois, acceptant des repas et des services inégalés et enseignant les quatre types de pleine conscience.
Au bout d'un mois, le roi naga prit le joyau de sa couronne et le remit entre les mains de Mahadatta en disant : « Lorsque vous atteindrez la bouddhéité complète et parfaite, puissé-je devenir l'un de vos disciples suprêmes et proches. » Lorsque Mahadatta demanda la puissance du bijou, le roi naga répondit : « Ce bijou a le pouvoir d'exaucer les souhaits des 2,000 yojanas environnants. » Mahadatta pensa que même si ce bijou avait un tel pouvoir, il ne pouvait pas exaucer tous ses souhaits. Il s'enfonça donc plus loin dans l'océan.
Il est finalement arrivé dans un palais fait de bijoux en lapis-lazuli. Tout comme auparavant, il était entouré de sept couches de serpents venimeux. Encore une fois, il médita sur l’amour bienveillant avec un esprit concentré et, par ce pouvoir, il fut libre de toute peur et put entrer dans le palais. Là aussi, le roi naga se leva de son trône et l'accueillit, lui invitant à s'asseoir sur le trône et lui demandant comment il était arrivé là, quel était son but, etc. Mahadatta répondit de la même manière qu'auparavant. Ce roi naga lui demanda de rester deux mois, acceptant des offrandes et donnant des enseignements, après quoi il lui offrirait son bijou exauçant les souhaits.
Mahadatta accepta et pendant deux mois, il accepta des offrandes et des services, et donna des enseignements sur les quatre bases des pouvoirs miraculeux. À la fin, le roi naga lui offrit le joyau exauçant les souhaits de sa couronne en disant : « Grand-être, tu atteindras certainement la bouddhéité parfaite un jour. À ce moment-là, puissé-je devenir l'un de tes très proches disciples. » Ainsi, il dit cette prière d'aspiration. Lorsque Mahadatta lui demanda sur la puissance du bijou, le roi naga répondit : « Ce bijou a le pouvoir d'exaucer les souhaits des 4,000 yojanas environnants. » Encore une fois, Mahadatta pensait que même cette grande puissance ne pouvait pas complètement exaucer tous ses souhaits, alors il chercha plus loin le grand joyau exauçant les souhaits.
Il voyagea de plus en plus loin, et arriva à un palais radieux d'or. Là encore, il vainquit des serpents dangereux grâce au pouvoir de sa méditation sur l’amour bienveillant. Il traversa et entra dans ce palais de joyaux inestimables. Le roi naga pensa : « Qui est ce grand être qu'aucun de ces dangers ne lui fait du mal ? » A la fois effrayé et étonné, il se leva de son trône et se prosterna devant Mahadatta en disant : « Toi, grand être qui peux arriver ici sans faire face à aucun mal ni obstacle, dans quel but es-tu venu ? » Mahadatta répondit avec toutes les raisons, les mêmes qu'avant. Ce roi naga lui a demandé de rester pendant quatre mois, acceptant des offrandes et donnant des enseignements, après quoi il lui offrirait son bijou exauçant ses souhaits.
Mahadatta y resta quatre mois, acceptant toutes les offrandes et services, et donnant différents niveaux d'enseignements. À la fin, ce roi naga lui offrit le joyaux exauçant les souhaits et fut la même prière d'aspiration que les autres. Lorsque Mahadatta lui demanda la puissance du bijou, le roi naga répondit : « Ce bijou a le pouvoir d'exaucer les souhaits des 8,000 yojanas environnants. »
Mahadatta était maintenant très heureux. « Jambudvipa n'a que 7,000 yojanas, donc ce pouvoir est plus que ce dont j'ai besoin pour exaucer les souhaits de tous les êtres. Maintenant, je peux retourner dans ma patrie et accomplir tous mes souhaits. » Les nagas et leurs sujets environnants firent tous des prosternations et Mahadatta partit chez lui.
Après avoir parcouru une certaine distance, Mahadatta pensa : « Si ce sont vraiment des bijoux qui exaucent les souhaits, puis-je avoir la capacité de voler dans le ciel. » Dès qu'il fut cette prière, il put survoler l'océan sans obstacle. Au bord de l'océan, il s’arrêta et se reposa un moment, tombant dans un profond sommeil. Pendant qu'il dormait, les nagas inférieurs pensaient à ces joyaux exauçant leurs souhaits pris par un être humain. « Cela va nous rendre pauvres. Nous devons reprendre nos bijoux ! » Avec cette pensée, ils lui volèrent tous les bijoux.
Dès qu'il se réveilla et réalisa ce qui s'était passé, Mahadatta sut que les nagas avaient dû prendre les bijoux. Puisqu'il ne pouvait pas rentrer chez lui les mains vides, il décida de vider l'océan et laisser toute cette terre naga sans eau. Avec cet engagement, il trouva la carapace d'une énorme tortue et commença à l'utiliser comme une tasse, emmenant l'eau de l'océan de l'autre côté. Le dieu de l'océan se dit ainsi : « Cet océan a 333 yojanas et une seule personne ne pourra pas transporter toute cette eau de l'autre côté. Même si tous les êtres humains de Jambudvipa venaient, l’eau ne pourrait pas être épuisée. »
Mais Mahadatta n'était pas découragé. Il pensa : « Avec persévérance, il n'y a rien qui ne puisse être accompli. Le but d'obtenir les joyaux était de bénéficier et de réconforter des êtres sans limites. Par la puissance de ce mérite, j'atteindrai la bouddhéité, donc je ne dois jamais laisser mon engagement décliner. Je peux assécher cet océan. » De cette manière, il continua simplement à retirer l'eau de l'océan.
Vishnu et d'innombrables autres dieux vinrent l'aider. Les dieux imprégnaient leurs vêtements d'eau en les jetant dans l'océan et les emmenaient de l'autre côté. Ils firent cela trois fois, asséchant à chaque fois toute l'eau de quarante yojanas. Après que 120 yojanas étaient asséchés, les nagas eurent peur qu’il asséchait tout l'océan et qu'ils meurent tous. Alors les nagas rendirent les bijoux à Mahadatta et dirent au bodhisattva : « Veuillez accepter nos excuses et ces bijoux. »
Le dieu de l'océan était complètement étonné et dit : « Un jour, ce bodhisattva atteindra définitivement l'illumination complète. À ce moment-là, puissé-je devenir l'un de ses disciples les plus proches. » Il fut cette prière d'aspiration. Ensuite, le bodhisattva Mahadatta prit tous ces bijoux et s’envola vers le palais du Brahmane Kapili. Cela étonna et surprit le brahmane, qui accueillit chaleureusement Mahadatta. Le brahmane donna sa fille à Mahadatta comme épouse et, en même temps, leur fournit 500 servantes, 500 éléphants et différents types d'ornements de bijoux. Ils voyagèrent pendant plusieurs jours et finalement arrivèrent dans la patrie de Mahadatta.
Pensant que leur fils était mort, ses parents eurent beaucoup de souffrances et lamentations. En fait, ils pleurèrent tellement qu'ils s’avaient aveuglés tous les deux. Mais Mahadatta rentra chez lui et prit les mains de ses deux parents ! Il leur raconta ses aventures et les bijoux qui exauçaient les vœux, et ses parents étaient très contents. Avec les pouvoirs des bijoux, il restaura la vue de ses parents comme avant. Avec les joyaux exauçant les vœux dans sa main il fit la prière d'aspiration, « Puissent les trésors être complètement remplis de joyaux » et il fut ainsi. Ses parents étaient très heureux et eurent une vie luxueuse.
Le roi déclara alors à tous les habitants du pays que le grand être Mahadatta était revenu de son voyage vers l'océan avec tous les bijoux exauçant les souhaits. Il annonça que dans sept jours de la nourriture, des vêtements, de l'or, de l'argent etc. — tout ce que l'on souhaitait — pleuvraient par la puissance de ces joyaux exauçant les souhaits.
Le grand-être Mahadatta, bien habillé, mit tous les bijoux exauçant les souhaits sur des bannières et fit cette prière : « Par le pouvoir de ces bijoux, que tous les habitants de Jambudvipa voient leurs souhaits exaucés. Tout ce qui leur manque — nourriture, boisson, richesse — qu'il pleuve grâce à ces joyaux. » Dès qu'il a dit cela, le vent souffla des quatre directions et nettoya toute la poussière. Après cela, un brouillard de pluie tomba et rendit la terre, qui avait été débarrassée de la poussière, lisse et uniforme. Après cela, tomba une pluie de nourriture de boissons délicieuses aux mille saveurs différentes. Peu de temps après, il y eut des pluies de différents types de céréales, de vêtements, de bijoux, d'or et d'argent. Après tout cela, la terre était couverte de richesses.
À ce moment-là, Mahadatta déclara à tout le monde de cette façon : « Les gens de Jambudvipa manquaient de nourriture, de vêtements et de richesses et, pour cette raison, ils s'entretuaient, se volaient et créaient constamment du karma négatif. À cause de ça, ils renaîtront dans les trois royaumes inférieurs et connaîtront des souffrances inconcevables et inépuisables. Voyant cela, s'éleva dans mon esprit une compassion insupportable et inconditionnelle. Cela m'a amené, même au risque de ma vie et de mon corps, à rassembler ces bijoux pour le bénéfice de tous les êtres. Maintenant que vous avez tout ce dont vous avez besoin, profitez de cette richesse ! Faites des efforts pour ne vous engager dans aucune sorte d'action négative ! Consacrez votre vie entière aux dix actions vertueuses ! » Ainsi, de cette manière, il ouvra la porte des enseignements sans limites.
Alors le Bouddha parla ainsi : « Le brahmane Mahadatta est maintenant moi-même. Le père, le brahmane Nyagrodha, est mon père Vishodana et sa femme était ma mère, Mayadevi. Le roi naga dans le palais d'argent est Shariputra. Le roi naga du palais de lapis-lazuli est Maudgalyayana. Le roi naga du palais d'or est Ananda. Le dieu de l'océan est Mangakpa. »
The Brahmin Mahadatta story is an example of
the development of loving-kindness.
His story goes this way:
Limitless aeons back, there was a great monarch who ruled
84,000 kingdoms. In his great city of
Bruta lived the Brahmin Nyagrodha. His
wealth was equal to that of Vaisravana and his scholarship was so perfect that
the king himself took him as his teacher.
All the people of the kingdom respected Nyagrodha as they did the king,
and they followed his command.
That Brahmin was very sad that he did not have a son, so he
prayed and made offerings to Brahma, Indra, and so forth for twelve years. Finally, his wife gave birth to a beautiful
son and the Brahmin was overjoyed. He
sponsored a great celebration at the birth of his son and gave him the name
Mahadatta. As the son grew up, he was
unsurpassed in the different skills, arts, and knowledge.
One day, with his parents' permission, Mahadatta went
sightseeing on an elephant ornamented with precious jewels accompanied by hundreds
and thousands of people. When he reached
the countryside, he found people who were very poor and had no clothes or food. He saw beggars and herders and asked his
retinue why these people had such suffering.
"What kinds of suffering are there?" he asked. They told him that some suffer because they
are separated from their parents, friends, and relatives; some suffer from
being sick for a long time; some suffer from stealing others' food, clothes,
and so forth. Mahadatta was disheartened
and tears flowed from his eyes like a river.
He traveled farther and farther. There,
in a different country, he saw butchers who were killing hundreds of animals a
day and chopping them up. Elsewhere he
saw a hunter who killed wild animals and birds.
By seeing these things, his body was chilled, and he developed enormous compassion.
He asked people why they were doing these things and they
replied, "We do these things because our parents did them and that is how
we live our lives." Mahadatta found this very difficult to comprehend, so
he returned to his home and said to his father, "I went to see this
country by traveling in different places, different villages and cities. I saw that people are suffering from
different types of poverty and are creating nonvirtues which will cause them
even more suffering in the future. May I
practice generosity from your great store of treasure?" Because his son
was so dear, the father could not refuse.
Mahadatta declared in all the ten directions that he would
practice generosity without stinginess. He
invited everyone without clothes to wear or food to eat to come. People came from thousands and thousands of
miles and gathered like a cloud around the city. For a long time, he gave them food, clothes,
gold, silver, horses, elephants, and other things—whatever the need, it was
satisfied completely. After some time,
one-third of the treasure store was exhausted.
The storekeeper explained this to Nyagrodha, but because of his love and
respect for his son he said, "Let Mahadatta continue to practice
generosity." After another
long time, not much wealth was left. When
the storekeeper could not tolerate it any longer, he went back to Nyagrodha and
told him what was happening. The father
said, "Since I already gave my son permission to do this, I cannot reverse
my decision. But you should try to do
something more skillful." So that day the storekeeper locked all the doors
and feigned a need to go to some other place.
When Mahadatta could not get any materials to give to the poor, he
thought, "This must be my father's trick!
But I also know it is not right for me to completely deplete his stores
of treasure. Now I must make effort myself
to collect wealth to fulfill the wishes of these poor people."
He went to different people for advice on the best way to
collect inexhaustible wealth. Some said
to go into business, some said maybe you can farm, others said to go to the
ocean and get a wish-fulfilling jewel. Mahadatta
decided that going to the ocean and getting a jewel was the most effective way
to accumulate enough wealth to give to all the poor people. He went to his parents for permission to go,
but they were very much opposed. What if
his body or life were endangered? Mahadatta
said, "If you won't give me this permission, I will stay here with my
mouth touching the ground and not eat." Although his parents tried
everything to dissuade him, they were not successful, and he stayed that way
for six days. Finally, his parents did
not dare see the death of their son this way, so on the seventh day they gave him
their permission.
Mahadatta was very happy then. After he had eaten, he went out and announced
that he was going to the ocean and invited anyone to join him. He gathered about 500 people together; they
made preparations and then left on the journey to the ocean. After many days, they arrived at an empty
hermitage. Unfortunately, they met with
a big ape there who stole all their belongings.
Still, they proceeded on.
One time they passed through a city where the Brahmin Kapili
lived. Brahmin Kapili had unparalleled
wealth. They rested there several days,
discussing matters with the Brahmin. He
offered Mahadatta his beautiful daughter as wife and also presented him with
all the necessary provisions and wealth, including 3,000 ounces of gold. Mahadatta accepted, but said that because of
the hardships, obstacles, and dangers of the trip he would have to leave the
daughter behind. So, they took all the
provisions and again proceeded toward the ocean.
At the ocean's edge, they boarded a ship and set sail. After seven days, they arrived at a jewel
island, where they collected many wonderful jewels. They filled the ship with precious materials
and prepared to return to their homeland.
At that time, Mahadatta said, "My friends, you should go back home
with all these jewels. I have to go on
to the naga palace in order to obtain the wish-fulfilling jewel. If I get this jewel, then I will be able to
give inexhaustibly to the poor in my country, and by the power of that merit I
will attain Buddhahood. So, you go back. I will say prayers so that you do not
encounter any obstacles or dangers until you arrive in our homeland."
When they heard these words, the merchants were very sad;
tears came to their eyes. They tried in
every way to convince him to postpone his journey, but Mahadatta would not
listen. He waded in the ocean for one
month and then swam for one whole week. He
arrived at a mountain which took seven days to climb and seven more days to descend. Again, he continued by swimming in the ocean. Eventually he encountered a lotus arising out
of the ocean, adorned with gold but surrounded by poisonous snakes. He thought that this must indicate the
presence of a great being.
Mahadatta contemplated that these poisonous snakes were born
this way due the karma of hatred and jealousy in previous lifetimes. With that thought, he cultivated great
compassion for these beings, sat down in equipoise posture and meditated on
loving-kindness with onepointed concentration so that all their harmful
thoughts and poisons were pacified. Then
he stepped on the lotus and walked through all those snakes for seven days. Whenever he encountered an assembly of rakshas,
he also meditated on loving-kindness. By
the power of that state of mind, those beings were also pacified. In fact, they decided that it would not be
right if Mahadatta were to come to harm, so they transported him in the sky for
400 yojanas. Still he went farther.
Not too long afterward, he saw a naga's palace made of
silver. As he drew near, Mahadatta saw
that seven layers of poisonous snakes surrounded the palace. Again, he meditated on loving-kindness by seeing
that the snakes were like his own sons, and, by that power, their thoughts of
hatred were completely pacified. So, he
passed the snakes and entered the palace.
There inside was the king of the nagas, sitting on a throne
constructed of seven different types of jewels.
The moment the naga king saw Mahadatta, he was so frightened! Who could enter his palace without being
harmed by the snakes? Thinking that this
must be a very powerful person, the naga king stood up and welcomed him,
offering him the throne to sit on and delicious meals. The king asked Mahadatta how and why he had
come there.
Mahadatta replied, "In the world, there are many
tortured people. They suffer from a lack
of food, clothes, and wealth and, for that reason, are reborn in the three
lower realms. By seeing the condition of
these people, unbearable compassion arose in my mind. I thought, 'In order to benefit these beings,
I must get a wish-fulfilling jewel, even at the risk of my own life.' By
benefitting these sentient beings, I will accumulate limitless merit, through
which I will attain the perfect enlightenment.
Therefore, please grant me your wish-fulfilling jewel."
The naga king said, "This wish-fulfilling jewel is very
difficult to obtain. However, I will
offer you this jewel, great being, if you stay here for one month, accepting my
offerings and giving teachings." So, the bodhisattva Mahadatta stayed
there for one month, accepting unsurpassedly delicious meals and service and
teaching about the four types of mindfulness.
After the month passed, the naga king took the
wish-fulfilling jewel down from his crown and delivered it to Mahadatta's hand,
saying, "When you attain complete, perfect Buddhahood, may I become one of
your supreme, close disciples." When Mahadatta inquired about the strength
of the jewel, the naga king replied, "This jewel has the power to fulfill
wishes in the surrounding 2,000 yojanas." Mahadatta thought that even
though this jewel had such power, it could not fulfill all his wishes. So, he proceeded farther into the ocean.
He eventually arrived at a palace made of lapis lazuli
jewels. Just as before, it was
surrounded by seven layers of poisonous snakes.
Again, he meditated on loving-kindness with a one-pointed mind, and, by that
power, he was free from all fear and proceeded to enter the palace. There also, the naga king rose from his
throne and welcomed him, asking him to sit on the throne and inquiring as to
how he had arrived there, what his purpose was, and so forth. Mahadatta responded in the same manner as
before. This naga king asked him to stay
for two months, accepting offerings and giving teachings, after which he would offer
him his wish-fulfilling jewel.
Mahadatta agreed and for two months he accepted offerings
and service and gave teachings about the four feet of miraculous powers. At the end, the naga king offered the
wish-fulfilling jewel taken from his crown, saying, "Great being, you will
definitely achieve perfect Buddhahood one day.
At that time, may I become one of your very close disciples." Thus,
he said this aspiration prayer. When
Mahadatta inquired about the strength of the jewel, the naga king replied,
"This jewel has the power to fulfill wishes in the surrounding 4,000
yojanas." Again, Mahadatta thought that even this great power could not
completely fulfill all his wishes, so he sought further for the great
wishfulfilling jewel.
He traveled farther and farther and arrived at a radiant
palace of gold. Here again, he overcame
dangerous snakes with the power of his meditation on loving-kindness. He passed through and entered that priceless
jewel palace. This naga king thought,
"Who is this great being that none of these dangers harm him?" Both
frightened and amazed, he rose from his throne and prostrated to Mahadatta,
saying "You, great being who can arrive here without facing any harm or obstacles,
for what purpose have you come?" Mahadatta responded with all the reasons,
the same as before. This naga king asked
him to stay for four months, accepting offerings and giving teachings, after which
he would offer him his wish-fulfilling jewel.
Mahadatta stayed there four months, accepting all the
offerings and services, and giving various levels of the teachings. At the end, that naga king made the
wish-fulfilling jewel offering and made the same aspiration prayer as the
others. When Mahadatta inquired about
the strength of the jewel, the naga king replied, "This jewel has the
power to fulfill wishes in the surrounding 8,000 yojanas."
Now Mahadatta was very happy. "This Jambudvipa only has 7,000 yojanas,
so this power is more than I need to fulfill the wishes of all beings. Now I can go back to my homeland and
accomplish all my wishes." The nagas and their surrounding subjects all
made prostrations and Mahadatta left for home.
After he traveled for some distance Mahadatta thought,
"If these truly are wish-fulfilling jewels, may I have the ability to fly
in the sky." Just as soon as he made this prayer, he could fly over the
ocean without obstacle. At the
oceanside, he stopped and rested for a while, falling into a deep sleep. While he was asleep, the lesser nagas thought
about these wish-fulfilling jewels being taken by a human being. "This will make us poor. We must take our jewels back!" With that
thought, they stole all the jewels.
As soon as he awoke and realized what had happened,
Mahadatta knew that the nagas must have taken the jewels. Since he could not return home empty-handed,
he determined to drain the ocean and make this naga-land empty of water. With this commitment, he found the shell of a
huge turtle and started to use it as a cup, taking the water from the ocean to
the other side. The god of the ocean
figured this way, "This ocean has 333 yojanas and just one person will not
be able to take this all water to the other side. Even if all the human beings in Jambudvipa
came, this water could not be exhausted."
But Mahadatta was undeterred. He thought, "With perseverance, there is
nothing that cannot be accomplished. The
purpose of getting the jewels was to benefit and give comfort to limitless
sentient beings. By the power of that
merit, I will attain Buddhahood so I must never let my commitment decline. I can dry this ocean." So, with this, he
simply continued taking water from the ocean.
Vishnu and countless other gods came to help him. The gods soaked up water by throwing their clothes into the ocean and
taking them to the other side. They did
this three times, drying up all the water for forty yojanas each time. After 120 yojanas were dry, the nagas became afraid
that the whole ocean would be dried, and they would all die. So, the nagas brought the jewels to Mahadatta
and said to the bodhisattva, "Please accept our apology and these
jewels."
That ocean god was completely amazed and said, "One day
this bodhisattva will definitely achieve complete enlightenment. At that time, may I become one of his closet
disciples." He made this aspiration prayer. Then the bodhisattva Mahadatta took all those
jewels and flew away to Brahmin Kapili's palace. This amazed and surprised the Brahmin, who
welcomed Mahadatta warmly. The Brahmin
gave Mahadatta his daughter as a wife and, at the same time, provided them with
500 maids, 500 elephants, and different types of jewel ornaments. They journeyed for many days and finally
arrived in Mahadatta's homeland.
Thinking that their son must be dead, his two parents had so
much suffering and lamentation. In fact,
they cried so much that they were both blinded.
But Mahadatta returned home to hold the hands of his two parents! He told them of his adventures and about the
wishfulfilling jewels, and his parents were very pleased. With the jewels' power, his parents' sight was restored as before. He held the wishfulfilling jewels in his hand
and made the aspiration prayer, "May the treasure stores be completely
filled with jewels" and it happened.
So, his two parents were very happy and remained in a luxurious life.
The king then declared to all the people in the country that
the great being Mahadatta had returned from his journey to the ocean with all the
wish-fulfilling jewels. He announced
that in seven days food, clothes, gold, silver, and so forth—whatever one
wished for—would all rain down by the power of these wish-fulfilling jewels.
The great being Mahadatta, well dressed, put all the
wish-fulfilling jewels on banners and made this prayer, "By the power of
these jewels, may all the people in this Jambudvipa have their wishes granted. Whatever they lack—food, drink, wealth—may it
rain everything because of these jewels." As soon as he said this, the
wind blew from the four directions and cleaned away all the dust. After that, a mist of rain fell and made the
land which had been cleared of dust smooth and even. After that, a rain of delicious food and
drink with a thousand different tastes fell.
Soon after this, there were rains of different types of grain, clothes,
jewels, gold, and silver. After all
this, the land was covered with wealth.
At that time, Mahadatta declared to all the people this way,
"The people in this Jambudvipa lack food, clothes, and wealth and, for
that reason, they kill each other, steal from each other, and constantly create
negative karma. From that cause, they
will be reborn in the three lower realms and experience inconceivable and
inexhaustible suffering. Seeing this,
there rose in my mind unbearable and unconditional compassion. This caused me, even at the risk of my life
and body, to gather these jewels for the benefit of all you beings. Now that you have whatever you need, enjoy
this wealth! Make efforts not to engage in
any kind of negative action! Devote your
whole lives to the ten virtuous actions!" Thus, in this way, he opened the
door of the limitless teachings.
Then the Buddha spoke thus, "The Brahmin Mahadatta is
now me. The father, Brahmin Nyagrodha,
is my father Vishodana and his wife was my mother, Mayadevi. The naga king in the silver palace is
Shariputra. The naga king in the lapis
lazuli palace is Maudgalyayana. The naga
king in the gold palace is Ananda. The
ocean god is Mangakpa."
(*) Look for original English version below
La purification
des mauvaises actions par le pouvoir de la confiance, c'est se réfugier dans
les Trois Joyaux et cultiver l'esprit vers l'illumination suprême. Dans les
temps anciens, Ajatashatru, le malfaiteur qui a tué son père, a purifié ses
mauvaises actions et est devenu un bodhisattva en pratiquant le pouvoir de la
confiance. Ainsi il est dit :
Celui qui manque de guidance
Et plus tard possède la pleine conscience
Est comme une lune radieuse libre des nuages.
Par exemple, Nanda, Angulimala, Ajatashatru et Udayana.
L'histoire
d'Ajatashatru se déroule ainsi :
A Rajgir, il y avait un roi nommé Bimbisara
qui était un grand protecteur du Bouddha et de ses disciples. Le roi eût un
fils et fut nommé Thongden, qui signifie « Significatif à Voir » ou « Vision
Vertueuse ». Mais il s'appelait aussi Ajatashatru, ce qui signifie « Ennemi
Avant Naître ».
À cette époque, le cousin du Bouddha,
Devadatta, était constamment en compétition avec le Bouddha et avait de
mauvaises intentions pour lui faire du mal. Devadatta pratiquait la méditation
et faisait d'autres efforts pour atteindre les cinq clairvoyances afin de nuire
au Bouddha. Peu de temps après avoir atteint ces qualités, il est allé voir le
prince Ajatashatru et lui montra ses pouvoirs miraculeux. Ajatashatru fut très
impressionné et développa une grande dévotion pour lui. Il satisfit Devadatta
avec beaucoup d’offrandes et plaisirs.
Le prince dit à Devadatta : « O
Noble Seigneur, je voudrais avoir une fleur de mantra. »[1] Utilisant
ses pouvoirs miraculeux, Devadatta se rendit au royaume divin des Trente-Trois
et demanda aux dieux de lui donner une fleur. Mais comme il n'avait pas assez
de vertu, aucun des dieux ne lui en donna une. Pensant que ce ne serait pas une
grosse faute, il alla à la campagne dans le royaume des dieux et cueillit une
fleur sauvage qui ne semblait appartenir à personne. Au moment où il a cueilli
cette fleur, il perdit tous ses pouvoirs miraculeux. Il devint une personne
ordinaire séjournant à Rajgir, comme avant. Il avait tellement honte d’avoir perdu
tout son prestige qu’il ne pouvait pas affronter le prince Ajatashatru pour le
moment.
Devadatta pensait récupérer sa position en
allant voir le Bouddha et en lui demandant tous ses moines. « S'il me
donne ses étudiants, je leur donnerai des enseignements. » Alors il alla
voir le Bouddha et demanda : « Voudriez-vous me donner tous vos
moines et votre centre de retraite ? Je voudrai enseigner ces moines et
apprivoiser leurs esprits. »
Le Bouddha répondit : « Imbécile !
Même Shariputra qui est très brillant et a une vision profonde et une sagesse
si spéciales que beaucoup de gens ont de la dévotion et du respect pour lui — je
ne lui ai même pas donné mes disciples. Comment pourrais-je te les donner ? »
D’un coup, Devadatta devint très en colère. Il
dit à Gautama Bouddha : « En ce moment, vous avez peut-être un bel
environnement, mais il disparaîtra naturellement bientôt. » À ce moment,
la terre trembla six fois et une tempête de poussière souffla sur Devadatta de
sorte que tout son corps se couvrit de poussière. Cela rendit Devadatta encore
plus en colère qu'avant. Déterminé à se débarrasser de son ennemi, il alla
directement voir le prince, Ajatashatru.
Ajatashatru vit que Devadatta était très
triste et que son visage était tout poussiéreux et sombre. « Ô Noble
Seigneur, pourquoi ton visage est-il si laid et sans lueur ? Que s'est-il
passé ? »
Devadatta dit : « N'avez-vous pas
perçu que j'ai toujours cette humeur triste ? » Ajatashatru le pria
de raconter les causes et les conditions d'un si grand deuil. Devadatta parla
de cette façon : « Je suis l'un de vos amis les plus proches. Partout
dans le pays, les gens disent des choses désagréables à votre sujet, donc mon
esprit est bouleversé à ce sujet. »
« Quel genre de choses désagréables les
gens disent-ils à mon sujet ? » demanda Ajatashatru.
Devadatta répondit : « Les gens vous
appellent ‘Ennemi Avant Naître’. Ce sont les mots désagréables qu'ils utilisent. »
Ajatashatru a demandé, « Qui m'a donné ce
nom, ‘Ennemi Avant Naître ?’ »
Devadatta répondit : « Avant votre
naissance, alors que vous étiez encore dans le ventre de votre mère, le voyant prédit
que vous tueriez votre père. Par conséquent, ils disent que vous étiez déjà
l'ennemi de votre père avant votre naissance. Bien sûr, à l'intérieur du palais
l'entourage t'appelle ‘Vertueux’ juste pour te faire plaisir. Mais dehors, les
gens parlent comme ça. Parce que le voyant l'avait prédit, ta mère t'a jeté du
toit quand tu es né pour te tuer. Tu n'es pas mort, mais tu as perdu un doigt
alors. Alors, chaque fois que j'entends des gens t'appeler ‘Ennemi Avant Naître’,
je me fâche, mais je n’osais pas osé te l'expliquer de cette façon. Maintenant,
il semble que le moment soit venu de tuer votre père. Si vous pouviez tuer
votre père le roi, je prendrais des mesures pour tuer Gautama le Bouddha. »
Après avoir entendu cela, Ajatashatru a
convoqué deux ministres proches et leur a demandé d'expliquer la signification
de ‘Ajatashatru’. Ils ont confirmé l'explication donnée par Devadatta. Après
une discussion, le prince et les ministres mirent son père, le roi Bimbisara,
en prison et l'entourèrent de forces militaires.
La reine-mère voulut voir le roi et courra vers
lui, mais les gardes la retinrent. Les gardes informèrent Ajatashatru que la
reine-mère voulait voir le roi-père et lui ont demandé s'il le permettrait.
Cela le rendit encore plus en colère qu'avant. Prenant une épée à la main, il
se précipita vers sa mère et était sur le point de lui couper la tête lorsque
le Grand Médecin arriva et dit : « Peu importe le type de crime grave
qui a été commis, les grands rois ne punissent généralement pas les femmes. Comment
pouvez-vous tuer votre mère ? » Alors le prince libéra sa mère. Puis
il empêcha d'atteindre son père emprisonné tous les médicaments, la nourriture,
les vêtements et les boissons. Après sept jours, son père, le roi Bimbisara,
mourut.
Après la mort de son père, Ajatashatru
ressentit un profond regret au souvenir du mal qu'il avait créé. Le Grand
Médecin vint vers lui et lui dit : « Toi, grand roi, s'il te plaît,
comprends ceci. Avec cet acte non vertueux, tu as commis deux des crimes odieux :
tuer ton père et tuer un entré dans le courant. »[2] En plus
de cet acte non vertueux, lui et Devadatta avaient également blessé le Bouddha
en lançant un rocher aux pieds du Bouddha. Le karma de toutes ces actions non
vertueuses mûrit dans le corps d'Ajatashatru, et il tomba malade avec des
furoncles couvrant son corps. Les furoncles produisaient du pus dont l'odeur
imprégnait le royaume.
Des voix du ciel disaient qu'il mourrait
bientôt et renaîtrait dans le royaume de l'enfer. Il consulta de nombreux
médecins et autres maîtres, mais il ne reçut aucun soulagement. Le médecin-chef
dit : « Avec le genre de mal que vous avez créé, personne ne peut vous
aider sauf le Bouddha. »
Ajatashatru cria : « Si je vais voir
le Bouddha, m'accepterait-il ? M'aiderait-il ? »
Le médecin-chef répondit : « Bien
sûr. Pour le Bouddha, il n'y a aucune différence entre son fils et son ennemi
acharné. Sa grande compassion et sa sagesse, ses excellentes qualités
illimitées, imprègnent tous les êtres sensibles, même vous. »
Alors le médecin et Ajatashatru montèrent sur
un éléphant et allèrent voir le Bouddha. Le Bouddha était assis sur un haut
trône entouré de centaines et de milliers de moines, de grands êtres, de dieux
et d'êtres humains, et donnait des enseignements. Lorsque le Bouddha vit
Ajatashatru s'approcher au loin, il dit : « Ô grand roi !
Bienvenu. »
Ajatashatru pensa, "Il doit y avoir un
autre monarque, il ne peut pas prendre- moi en compte."
Alors qu'il s'approchait, le Bouddha dit à
nouveau : « Ô grand roi ! Bienvenu. »
Ajatashatru pensait toujours qu'il parlait de quelqu'un d'autre. Puis une
troisième fois, le Bouddha dit : « Ô grand roi Ajatashatru ! Tu
es le bienvenu. » A ce moment, il s'est évanoui. On aspergea de l’eau sur
son visage et, lorsqu'il reprit vie, il devint inexprimablement joyeux. Le
respect, la confiance et la dévotion ont surgi dans son esprit et il fit de
nombreuses prosternations. Le Bouddha dit : « Maintenant, vous devez
purifier votre karma négatif. »
Ajatashatru dit, « Je purifie tout mon
karma négatif et le négatif
karma de tous les êtres sensibles. »
Le Bouddha a dit : « Vous avez bien
fait de purifier non seulement votre propre karma négatif, mais aussi les
mauvaises actions de tous les êtres sensibles. » Le Bouddha ensuite lui donna
de nombreux enseignements, mais en particulier le Seigneur lui donna les
enseignements de la bodhicitta et le vœu du bodhisattva. Ajatashatru pratiqua avec
un grand effort et une grande persévérance et réalisa ce qu'on appelle « atteindre
l'état de patience du non-né ». En raison de ces causes, il prit refuge sur
le Bouddha, le Dharma, la Sangha et la bodhicitta et purifia tout son karma
négatif.
[1] C’est une fleur que pousse seulement dans les royaumes divins.
[2] Le roi Bimbisara avait attint le niveau ‘entré dans le courant’
(*) Traduit du « THE JEWEL ORNAMENT OF LIBERATION » édition en anglais par Khenpo Konchog Gyaltsen Rinpoche
The purification of evil deeds
through the power of reliance, is taking refuge in the Three Jewels and
cultivating the mind toward supreme enlightenment. In old times, Ajatashatru, the evildoer who
killed his father, purified his evil deeds and became a bodhisattva by practicing
the power of reliance. Thus it is said:
One
who lacks self guidance
And later possesses mindfulness
Is like a radiant moon being freed from clouds.
For example, Nanda, Angulimala, Ajatashatru, and Udayana.
Ajatashatru's story goes like
this:
In Rajgir, there was a king named Bimbisara who was a great
sponsor of Buddha and his
disciples. A son was born to this king
and was named Thongden, which
means "Meaningful to See" or "Virtuous Seeing." But he was also called Ajatashatru, meaning
"Enemy Before Birth."
During that time, Buddha's cousin Devadatta was constantly
competing with the Buddha and had evil intentions of harming him. Devadatta practiced meditation and made other
efforts to achieve the five clairvoyances in order to harm the Buddha. Soon after he achieved those qualities, he
went to the prince Ajatashatru and displayed his miracle powers. Ajatashatru was very impressed and developed
great devotion for him. He satisfied
Devadatta with all the different offerings and enjoyments.
The prince said to Devadatta, "O Noble One, I would
like to have a mantra flower."1 Using his miracle powers, Devadatta went to the God Realm of the
Thirty-three and asked the gods to give him a flower. But because he didn't have enough virtue,
none of the gods would give him one. Thinking
that it wouldn't be a large fault, he went to the countryside in the god realm
and picked a wild flower that did not appear to be owned by anyone. The moment he picked that flower, he lost all
his miracle powers. He was an ordinary
person staying in Rajgir, just as before.
He was so ashamed that he had lost all his prestige. For the time being, he could not face the
prince, Ajatashatru.
Devadatta thought to regain his position by going to Buddha
and asking for all his monks. "If
he gives me his followers, I will give teachings to them." So, he went to
Buddha and requested, "Would you give me all your monks and surroundings? I would like to give teachings to those monks
and tame their minds."
Buddha responded, "You fool! Even Shariputra who is very bright and has
such special insight and wisdom that many people have devotion and respect for
him—I haven't given my followers even to him.
How can I give them to you?"
In an instant, Devadatta became very angry. He said to Gautama Buddha, "Right now
you may have nice surroundings, but these will naturally disappear soon."
At that moment, the earth shook six times, and a dust storm blew on Devadatta
so that his entire body was filled with dust.
This made Devadatta even more angry than before. Determined to get rid of his enemy, he went
directly to see the prince, Ajatashatru.
Ajatashatru saw that Devadatta felt very sad and that his
face was all dusty and gloomy. "O
Noble One, why is your face so unsightly and without radiance? What has happened?"
Devadatta said, "Haven't you perceived that I always
have this sad mood?" Ajatashatru begged him to relate the causes and
conditions for such great mourning. Devadatta
spoke this way, "I am one of your closest friends. All over the country, people are saying
unpleasant things about you, so my mind is upset over that."
"What sort of unpleasant things are people saying about
me?" Ajatashatru asked.
Devadatta replied, "People are calling you 'Enemy
Before Birth.' Those are the
unpleasant words they are using."
Ajatashatru asked, "Who has given me this name, 'Enemy
Before Birth?'"
Devadatta answered, "Before you were born, while you
were still in your mother's womb, the sign reader predicted that you would kill
your father. Therefore, they say you
were already your father's enemy before you were born. Of course, inside the court the entourage calls
you 'Virtuous' just to please you. But
outside, people are talking this way. Because
the sign reader predicted that, your mother threw you from the roof to the
ground the moment you were born in order to kill you. You didn't die, but you lost one finger then. So, whenever I hear people calling you 'Enemy
Before Birth' I get upset, but I dared not explain it to you this way. Now it looks like the time has come to kill
your father. If you could kill your
father the king, I will take steps to kill Gautama the Buddha."
After hearing this, Ajatashatru summoned two close ministers
and asked them to explain the meaning of "Ajatashatru." They
confirmed the explanation given by Devadatta.
After a discussion, the prince and the ministers put his father, King
Bimbisara, in prison and surrounded him with military forces.
The mother-queen wanted to see the king and rushed toward
him, but the guards restrained her. The
guards informed Ajatashatru that the mother-queen wanted to see the father-king
and asked whether he would permit it. This
made him even angrier than before. Taking
a sword in his hand, he rushed toward his mother and was just about to cut off
her head when the Great Physician arrived and said, "No matter what kind
of grave crime has been committed, great kings do not usually punish women. How can you kill your mother?" So the
prince released his mother. Then he
stopped all medicine, food, clothes, and drink from reaching his imprisoned
father. After seven days, his father, King
Bimbisara, died.
After his father died, Ajatashatru felt deep regret at the
thought of the evil he had created. The
Great Physician came to him and said, "You great king, please understand
this. With this one nonvirtuous act, you
committed two of the heinous crimes—killing your father and killing a
stream-enterer."2 In
addition to this nonvirtuous deed, he and Devadatta had also hurt Buddha by
heaving a boulder at Buddha's feet. The
karma of all these nonvirtuous deeds ripened in Ajatashatru's body, and he fell
ill with boils covering his body. The boils
produced pus, the smell of which permeated the kingdom.
Voices from the sky said that he would die soon and be
reborn in the hell realm. He consulted
many physicians and other teachers but received no relief. The chief doctor said, "With the kind of
heavy evil you created, no one can help but the Buddha."
Ajatashatru cried, "If I go to Buddha, would he accept
me? Would he help me?"
The chief doctor replied, "Of course. To Buddha, there is no difference between his
son and his bitter enemy. His great compassion
and wisdom, his limitless excellent qualities, pervade to all sentient beings— even
you."
So the physician and Ajatashatru rode on an elephant and
went to see Buddha. Buddha was sitting
on a high throne surrounded by hundreds and thousands of monks, great beings,
gods, and human beings, and was giving teachings. When Buddha saw Ajatashatru approaching in
the distance, he said, "O great king!
Welcome."
Ajatashatru thought, "There must be some other monarch,
he can't mean me."
As he advanced closer, Buddha again said, "O great
king! Welcome." Still Ajatashatru
thought he meant someone else. Then a
third time, Buddha said, "O great king Ajatashatru! You are welcome." At that moment, he
fainted. Water was sprinkled on his face
and, when he revived, he became inexpressibly joyful. Respect, confidence, and devotion arose in
his mind and he did many prostrations. Buddha
said, "Now you should purify your negative karma."
Ajatashatru said, "I purify all my negative karma and
the negative karma of all sentient
beings."
Buddha said, "You have done well to purify not only your own negative karma, but also the evil deeds of all sentient beings." Buddha then gave him many teachings, but in particular the Lord gave him bodhicitta teachings and the bodhisattva's vow. Ajatashatru practiced very hard with great persistence and achieved what is called "attaining the state of patience of the unborn." Due to these causes, he relied on the Buddha, Dharma, Sangha, and bodhicitta and purified all his negative karma.
(*) Look for original English version below
En craignant la
maturation future de la négativité, on cesse de commettre de mauvaises actions.
Dans les temps anciens, Nanda, le malfaiteur qui était très attaché à une
femme, attint le fruit de l'état d'Arhat en purifiant ses mauvaises actions par
le pouvoir de la résolution. Ainsi il est dit :
Celui qui manque de guidance
Et plus tard possède la pleine conscience
Est comme une lune radieuse libre des nuages.
Par exemple, Nanda, Angulimala, Ajatashatru et Udayana.
L'histoire de Nanda se déroule ainsi :
Pendant que le Bouddha séjournait à
Kapilavastu, il arriva que le neveu du Bouddha, Nanda, était tellement attaché
à la beauté et aux talents de sa femme Pundarika qu'ils ne pouvaient pas se
séparer ne serait-ce qu'un instant. De cette façon, leur vie était pleine de
plaisir. Le Bouddha, avec sa pleine conscience, sa compassion et sa clairvoyance,
comprit qu'il était temps d'aider Nanda.
Alors le Bouddha est allé avec Ananda mendier
pour le déjeuner. Lorsqu'il arriva à la porte, le Bouddha irradia une lumière brillante
dans la maison et les habitants se demandèrent quel était ce signe spécial. Ils
ordonnèrent à un domestique d'aller voir. C'était le Bouddha, et le serviteur
revint et rapporta cela. Nanda se leva immédiatement pour aller saluer le Bouddha.
Tout de suite, sa femme Pundarika eût peur qu'il devienne moine. Elle ne voulait
pas que cela se produise, alors elle s’accrocha à ses vêtements et le supplia
de ne pas y aller. Nanda dit : « Je vais juste aller voir le Bouddha
et faire des prosternations. Je reviendrai rapidement. » Elle mit une
goutte d'eau sur sa tête et lui demanda de revenir avant qu'elle ne sèche ;
il promit de le faire.
Alors Nanda alla voir le Bouddha et fut des
prosternations. Il prit le bol de mendiant du Bouddha à l'intérieur de la
maison et le remplit de de délicieuse et excellente nourriture. Mais quand il sorti
pour faire l'offrande à la porte, le Bouddha s'éloignait lentement, doucement.
En raison de la puissance, de la dignité et de la splendeur du Bouddha, il ne
pouvait pas l'appeler et demander de reprendre son bol de mendiant. Ananda refusa
de le prendre et il ne pouvait pas simplement laisser le bol par terre, il donc
dû suivre le Bouddha avec bol de mendiant.
Quand ils sont tous arrivés au temple, le Bouddha
accepta le bol de mendiant et demanda à Nanda de s'asseoir avec lui. Le Bouddha
apprécia la nourriture du déjeuner et donna les restes à Nanda en disant :
« S'il te plaît, mange ça. » Alors Nanda mangea tous les restes. Et le
Bouddha dit : « Es-tu intéressé à devenir moine ? » En
raison du pouvoir et de la dignité du Bouddha, il ne pouvait pas refuser. Il
juste répondit : « Si. » Le Bouddha dit alors à Ananda : « S'il
te plaît, emmène Nanda pour qu'il se fasse couper les cheveux et la moustache. »
Alors Ananda l'emmena chez le barbier. Mais
quand il commença lui couper les cheveux, Nanda lui dit : « Barbier, bientôt,
je deviendrai un grand monarque. Si tu me coupes les cheveux, quand ça arrivera,
je te couperai les deux mains. » Le barbier eût tellement peur qu'il s’enfuît.
Ananda rapporta immédiatement l’histoire au Bouddha.
Le Bouddha s'avança doucement vers Nanda et demanda : « N'es-tu pas
intéressé à devenir moine ? »
Nanda dit : « Oui, je veux être
moine. » Le Bouddha l'emmena à un endroit approprié et demanda à Ananda
d'apporter de l'eau. Il a lui-même lavé la tête de Nanda et coupé les cheveux
et la moustache de Nanda.
Pour le moment, Nanda servait le Bouddha. Bien
qu'il devînt physiquement moine, il ne pensait jour et nuit qu'à son désir de
rentrer chez lui. Une nuit, il se préparait à rentrer chez lui et le Bouddha
fit apparaître un énorme précipice pour qu'il ne puisse pas y aller. Nanda
pensa : « J'irai demain. » Il souffrait beaucoup en se souvenant
de sa femme. Connaissant l'état de son esprit, le Bouddha demanda à Ananda de
dire à Nanda qu'il devait rester au temple et nettoyer pendant que le Bouddha
et tous les moines allaient à Kapilavastu à déjeuner. Alors Nanda resta pour
nettoyer le temple.
Lorsque le Bouddha et tous ses moines sont
partis, Nanda devint très excité à l'idée que juste après avoir nettoyé le
temple, il pourrait rentrer chez lui. Mais peu importe combien il nettoyait le
temple, toute la poussière revenait sans cesse par le pouvoir de la
manifestation du Bouddha et il se fatigua beaucoup. Même s'il ne finit pas de tout
nettoyer, il ferma la porte et commença à partir. Juste il ferma la porte du
temple, qu’elle se rouvrit d'elle-même. Lorsqu'il la referma, elle se réouvrit
toute seule. Il pensa : « Je ne peux pas fermer la porte, mais même
si le temple est détruit ou s'effondre, je pourrai le reconstruire quand je
deviendrai roi. » Et avec cette pensée, il commença à courir.
Il se dit que s'il passait par la route
principale, il rencontrerait le Bouddha et tous les moines et que ça ne
marcherait pas. Il emprunta donc un petit sentier. Pour le Bouddha, bien sûr,
tout est visible, et emprunta le même sentier. Quand Nanda vit que le Bouddha
arrivait, il se cacha sous la branche d'un grand arbre, mais quand le Bouddha s’approcha,
l'arbre simplement se souleva dans l'espace et il était là. Nanda avait très
honte et peur. Le Bouddha a dit : « Aimerais-tu retourner au temple ? »
et il dit oui.
Le Bouddha savait que Nanda souffrait
tellement en pensant à sa femme. Alors un jour, le Bouddha lui demanda : « As-tu
déjà vu ou visité cette montagne de l'autre côté, celle qu'on appelle la
Montagne qui sent l'encens ? » Nanda répondit qu'il n'y était jamais allé,
le Bouddha suggéra de s'y rendre, juste comme une promenade. Nanda accepta. Le Bouddha
dit : « Maintenant, prends ma robe du Dharma ! » et avec
son pouvoir miraculeux, ils volèrent dans le ciel et allèrent vers cette
montagne forestière. Le Bouddha s’assit et dit à Nanda de simplement regarder une
singe qui avait perdu un œil. Alors, le Bouddha lui demanda : « Nanda,
laquelle est la plus belle — ta femme Pundarika ou cette singe ? » Il
a répondu : « Pundarika, ma femme, est 100 fois plus belle que ça. Cette
singe n'est pas du comparable. » Puis ils revinrent au temple.
Le lendemain, le Bouddha a demandé à Nanda
s'il était intéressé à aller voir le royaume des dieux et Nanda a dit : « Oui,
je le suis. » Le Bouddha dit : « Dans ce cas, tiens juste ma
robe. » Il saisit la robe et tout suite, grâce à son pouvoir miraculeux, le
Bouddha l'emmena dans le royaume divin des Trente-Trois. Le Bouddha s’assit et
dit à Nanda se promener pour voir l’endroit. Il alla à la ville des palais des
dieux. Il y avait beaucoup, beaucoup de palais, chacun occupé par des dieux et
déesses. Il y avait luxe et des plaisirs partout. Il parcourut tous les palais.
Dans un palais se trouvait un trône vide — il
n’y avait pas de dieu, seulement des déesses. Nanda était curieux et demanda
aux déesses : « Les autres palais que j'ai vus avaient des dieux et
déesses, mais ici il n'y a que des déesses, pas des dieux. Pourquoi c’est ainsi? »
Elles repondèrent : « Au présent sur la Terre, le neveu du Bouddha,
Nanda, est devenu moine. C’est pourquoi, après sa mort, il renaîtra ici. Ainsi,
nous préparons cet endroit pour lui. » Il était si excité et se sentait si
heureux qu'il se précipita vers le Bouddha et lui expliqua tout ce qu'il avait
vu.
Cette fois, le Bouddha lui demanda : « Qui
est plus belle, ta femme Pundarika ou ces déesses ? » Nanda répondit :
« Ma femme Pundarika est comme la singe aveugle. Il n'y a pas de
comparaison possible. Les déesses sont des centaines et des milliers de fois
plus belles. » Alors le Bouddha dit, « Maintenant vas pratiquer la
vie de moine célibataire, et tu réjouiras tous les délices du royaume des
dieux. » Et ils retournèrent au temple d'Anatapindadasyarama. Afin
d'atteindre les plaisirs des royaumes divins, Nanda fut des efforts pour
maintenir sa vie de moine.
Connaissant l'état d'esprit de Nanda, le Bouddha
ordonna à Ananda qu'aucun des moines ne devrait parler ou rester avec Nanda
parce qu'il ne faisait que tenir le vœu de son moine d'atteindre le royaume
divin. À cause de cette instruction, tous les moines le quittèrent ; ils ne lui
parlaient pas et ne restaient pas près de lui. Nanda devint un peu déprimé et alla
voir Ananda en pensant que, parce qu'Ananda était son neveu, peut-être qu'il
lui parlerait. Mais Ananda l'avait également quitté. Nanda lui demanda : « Pourquoi
fais-tu cela ? Les autres moines peuvent me quitter, mais tu es mon neveu.
Comment peux-tu faire ça ? » Ananda reconnut que ce qu'il avait dit
était vrai, mais que leurs chemins étaient différents. « Vous faites des
efforts pour respecter votre vœu de célibat de moine juste pour atteindre les plaisirs
des royaumes divins. Nous faisons des efforts pour atteindre le nirvana. Par
conséquent, il n'est pas correct pour nous d’être avec vous. » En
entendant ça, Nanda devint très bouleversée et encore plus déprimée.
Connaissant sa motivation, le Bouddha est allé
vers lui et lui dit : « Nanda, as-tu vu le royaume de l'enfer ? »
Quand Nanda répondit : « Non », le Bouddha lui dit : « Voudrais-tu
aller le voir ? » « Oui, » dit Nanda. Le Bouddha lui demanda
de tenir sa robe et, en un instant, le Bouddha l'emmena au royaume de l'enfer. Le
Bouddha s’assit et lui dit : « Maintenant vas visiter cet endroit. »
Pendant qu'il marchait, Nanda vit de nombreux
pots de cuivre géants, assis sur un sol brûlant et remplis de métal liquide.
Les gens étaient cuits à l'intérieur des marmites par les gardiens du royaume
de l'enfer et souffraient de manière inconcevable. Il alla de place en place,
et à un endroit il vit une énorme marmite en cuivre comme les autres, mais il
n'y avait personne à l'intérieur. Alors Nanda demanda aux gardiens de l'enfer :
« Dans tous les autres pots contenant du métal brûlant liquide il y avait quelqu'un
en train de cuire. Mais ici, il n'y a personne, seulement le métal liquide.
Pourquoi cela ? »
Les gardiens ont répondu : « Sur la Terre
se trouve maintenant le neveu du Bouddha, Nanda. Il devint moine et pratique le
Dharma en gardant son vœu de célibat pour renaître dans le royaume des dieux.
Après cela, il renaîtra dans ce pot et sera cuit. » Terrifié à l'idée
qu'ils purent le reconnaître et le jeter dans la marmite, Nanda se précipita
vers le Bouddha et expliqua tout ce qu'il avait vu et entendu.
Le Bouddha dit : « Si tu deviens moine
avec l'aspiration de profiter des avantages des royaumes divin et humain, se
produit également ce genre de désavantage. Ainsi, tu devrais garder tes vœux de
moine afin d'atteindre le nirvana. » En suite, Buddha et Nanda
retournèrent au bosquet de Jetavana.
Le Bouddha dit à tous les moines, et à Nanda,
que chacun devrait faire des efforts pour purifier complètement les trois
défauts du désir, de la haine et de l'ignorance. À partir de ce moment, Nanda fit
des sincères efforts sans attachement à la jouissance et au confort temporaire
des royaumes des dieux ou humain. Le Bouddha donné des enseignements selon sa
disposition et Nanda médita profondément en la pratique. En raison de ça, il atteint
le niveau d’Arhat peu de temps après.
(*) Traduit du « THE JEWEL ORNAMENT OF LIBERATION » édition en anglais par Khenpo Konchog Gyaltsen Rinpoche
By fearing the future ripening
of negativity, one ceases to commit evil deeds. In old times, Nanda, the evildoer
who was very attached to a woman, attained the fruit ofArhatship by purifying
his evil deeds through the power of resolve. Thus it is said:
One
who lacks self guidance
And later possesses mindfulness
Is like a radiant moon being freed from clouds.
For example, Nanda, Angulimala, Ajatashatru, and Udayana.
Nanda's story goes this way:
While Buddha was staying in Kapilavastu, it happened that
Buddha's nephew Nanda was so attached to his wife Pundarika's beauty and talents
that they couldn't separate for even a moment.
In that way, their lives were full of enjoyment. Buddha, with his great awareness, compassion,
and prescience, came to know that it was time to help Nanda.
So, Buddha went together with Ananda to beg for lunch. When he arrived at the door, Buddha radiated
clear light into the house and the inhabitants wondered what this special sign
was. They asked a servant to go see. It was Buddha, so the servant came back and reported
this. Nanda immediately prepared himself
to greet Buddha. At that moment, his
wife Pundarika was afraid that he might become a monk. She did not want that to happen, so she clung
to his clothes and begged him not to go.
Nanda said, "I will just go see Buddha and do prostrations. I'll be back quickly." She put a drop of
water on his head and asked him to return before it dried; he promised to do
so.
So, Nanda went to see Buddha and did prostrations. He took Buddha's begging bowl inside the house
and filled it with all the delicious excellent food. But when he went outside to make the offering
at the door, Buddha was slowly, gently walking away. Because of the power, dignity, and splendor
of the Buddha, he could not call after him and ask to take his begging bowl. Ananda refused to take it and he could not
just leave the bowl on the ground, so he had to follow after Buddha holding
that begging bowl.
When they all arrived at the temple, Buddha accepted the
begging bowl and asked Nanda to sit with him.
Buddha enjoyed the food for lunch and gave the leftovers to Nanda,
saying, "Please eat this." So Nanda ate all the leftovers. Then Buddha said, "Are you interested in
becoming a monk?" Due to the power and dignity of Buddha, he could not refuse. He just said, "Yes." Buddha then
said to Ananda, "Please take Nanda to get his hair and mustaches
cut."
So, Ananda took him to the barber. But when the barber started cutting his hair,
Nanda said to him, "Barber, not too long after this I will become a great
monarch. If you cut my hair, at that
time I will cut both your hands off." The barber was so scared that he ran
away.
Ananda immediately reported this news to Buddha. Buddha just gently walked toward Nanda and
asked, "Are you not interested in becoming a monk?"
Nanda said, "Yes, I want to be a monk." Buddha
took him to a proper place and asked Ananda to bring water. He washed Nanda's head himself and cut
Nanda's hair and mustaches.
For the time being, Nanda served the Buddha. Although he had physically become a monk, day
and night he thought only of his desire to go to back home. One night he was preparing to go home, and Buddha
manifested a huge precipice so he could not go.
Nanda thought, "I will go tomorrow." He had so much suffering
recollecting his wife. Knowing the state
of his mind, Buddha asked Ananda to tell Nanda that he should stay at the
temple and clean while Buddha and all his monks went to Kapilavastu for lunch. So, Nanda stayed behind to clean the whole
temple.
When Buddha and all his monks left, Nanda was so excited at
the thought that right after cleaning the temple he could go home. But no matter how much he cleaned the temple,
all the dust kept coming back by the power of the Buddha's manifestation. He became very tired. Even though he could not clean everything, he
closed the door and started to leave. When
he closed the temple door, it opened again by itself. When he closed it again, it opened by itself. He thought, "I cannot close the door. If the temple is destroyed or falls down, I
can build it back later when I become king." So, with that thought, he
started running.
He figured that if he went by the main road, he would meet
Buddha and all his monks and that would not be good. So, he started down a small trail. To Buddha, of course, everything is very
obvious, so Buddha came through on that same trail. When Nanda saw that Buddha was coming, he hid
under a branch of a big tree, but when Buddha approached, the tree just lifted
up in space and there he was. Nanda was
very ashamed and afraid. Buddha said,
"Would you like to go back to the temple?" and he said yes.
Buddha knew that he was suffering so much with thoughts of
his wife. So, one day Buddha asked him,
"Have you ever seen or been to that mountain on the other side—the one
called the Incense-smelling Mountain?" When Nanda replied that he had not
seen it or been there, Buddha suggested that they go there, just for a walk. Nanda agreed.
Buddha said, "Now hold my Dharma robe!" and with his
miraculous power they flew in the sky and went to that forest mountain. Buddha sat to one side and told Nanda to just
watch that ape who had lost one eye. Then
Buddha asked him, "Nanda, which one is more beautiful— your wife Pundarika
or this ape?" He replied, "Pundarika, my wife, is 100 times more
beautiful than this. This ape is no
match at all." Then they came back.
The next day, Buddha asked Nanda if he was interested in
going to see the god realm and Nanda said, "Yes, I am."
"In that case, just hold my robe." He took hold of
the robe and in that moment, Buddha took him to the God Realm of the
Thirty-three through his miracle power. Buddha
sat to one side and told Nanda go see what he could see. He went to the city of the palaces of the
gods. There were many, many palaces,
each one containing gods and goddesses. They
were full of luxuries and enjoyments. He
just went to one palace after another.
In one palace was an empty throne—no god, only goddesses. Nanda was curious and asked the goddesses,
"The other palaces I saw had a mixture of gods and goddesses, but here
there are only goddesses, not any gods. Why
is that?" They replied, "These days on the earth, Buddha's nephew
Nanda has become a monk. Because of
that, after his death he will reborn here.
So this place is being prepared for him." He was so excited and
felt so happy that he quickly rushed back to Buddha and explained all that he
had seen.
That time Buddha asked him, "Who is more beautiful,
your wife Pundarika or these goddesses?" Nanda replied, "My wife
Pundarika is like the blind ape. There
is no comparison. The goddesses are
hundreds and thousands of times more beautiful." Then Buddha said,
"Now go practice the celibate monk life, and you will enjoy all the
delights of the god realm." And they went back to the Anatapindadasyarama Temple. In order to achieve the enjoyments of the god
realms, Nanda made efforts to maintain his monk's life.
Knowing Nanda's state of mind, Buddha instructed Ananda that
none of the monks should talk to or stay with Nanda because he was just keeping
his monk's vow to attain the god realm. Because
of this guidance, all the monks abandoned him; they did not talk to him, nor would
they stay near him. Nanda became a
little depressed and went to Ananda thinking that, because Ananda was his
nephew, maybe he would talk to him. But
Ananda had also given him up. Nanda
asked, "Why are you doing this? The
other monks may give me up, but you are my nephew. How can you do this?" Ananda
acknowledged that what he said was true, but that their paths were different. "You are making efforts to keep your
monk's celibacy vow just for the sake of the enjoyments of the god realms. We are making efforts to attain nirvana. Therefore, it is not right to keep company
with you." Hearing that, Nanda became very upset and even more depressed.
Knowing his motivation, Buddha went to him and said,
"Nanda, have you seen the hell realm?" When Nanda replied,
"No," Buddha said, "Would you like to go see it?"
"Yes," said Nanda. Buddha
asked him to hold onto his Dharma robe, and in an instant Buddha took him to
the hell realm. Buddha sat to one side
and said, "Now you go look at all the different places."
While he was walking, Nanda saw many giant copper pots,
sitting on burning ground and filled with molten liquid. People were being cooked inside the pots by
the surrounding hell realm guardians and were suffering inconceivably. He went place to place, and in one spot he
saw a huge copper pot like the others, but there was no being inside. So, Nanda asked the hell guardians, "All
the other pots with burning, molten liquid contained someone being cooked. But here there is no being, only the burning
liquid. Why is that?"
The guardians replied, "On the earth now is Buddha's
nephew, Nanda. He is practicing the
Dharma by becoming a monk and keeping his monk's vow so that he will be reborn
in the god realm. After that, he will be
born in this pot and be cooked." Terrified that they might recognize him
and throw him in the pot, Nanda rushed back to the Buddha and explained all
that he had seen and heard.
Buddha said, "If you become a monk with the aspiration
to enjoy the benefits of the god and human realms, this kind of disadvantage also
occurs. So, you should be keeping your
monk's vow in order to attain nirvana." With that, Buddha and Nanda went
back to the Jetavana Grove.
Buddha told all the monks, and Nanda, that everyone should make efforts to fully purify the three faults of desire, hatred and ignorance. From that time, Nanda made wholehearted effort without any attachment to the enjoyment and comforts of the temporary high status of the god and human realms. Buddha gave teachings according to his disposition and Nanda thoroughly meditated in the practice. As a result, he achieved Arhatship a short time later.